Critique| Santa & Cie – Alain Chabat

À l’aube de sa soixantième année, Alain Chabat, a choisi de renouer avec la magie de Noël pour son cinquième long-métrage. C’est à la fois devant et derrière la caméra, que l’acteur, scénariste et réalisateur nous embarque dans cette aventure aussi magique que touchante. Santa & Cie est-il devenu un classique, de fin d’année, instantané?

Rien ne va plus à l’approche du réveillon : les 92 000 lutins chargés de fabriquer les cadeaux des enfants tombent tous malades en même temps ! C’est un coup dur pour Santa (Claus), plus connu sous le nom de Père Noël… il n’a pas le choix : il doit se rendre d’urgence sur Terre avec ses rennes pour chercher un remède. À son arrivée, il devra trouver des alliés pour l’aider à sauver la magie de Noël.

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Maman j’ai raté l’avion, Le Pôle Express, La Vie est belle (la version de Frank Capra, bien sûr), les Gremlins ou encore Love Actually, les exemples de films incontestables de Noël sont nombreux. Enfin ils le sont surtout outre-atlantique. Si les américain.e.s sont très fort.e.s pour célébrer cette période magique où le chocolat chaud coule à flots, les exemples tricolores sont peu nombreux voir inexistants.

C’était sans compter sur un des réalisateurs chouchou (voir LE réalisateur chouchou) des français.e.s qui signe son dernier film au son des grelots et autres paillettes de fin d’année. Alors qu’Alain Chabat nous avait tristement laissé avec sa [Sur la] piste du Marsupilami, adaptation en demi-teinte de la bande-dessinée d’André Franquin, cette fois le réalisateur français revient avec un conte de Noël écrit de ses propres petites mains.

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Traîneau, rennes, neige, lutins… aucun élément n’a été oublié pour parfaire la tradition de Noël. Pour ce nouveau rôle, Alain Chabat s’est lui-même glissé dans la peau du Père Noël. Un rôle qui lui va si bien, qu’on a de nouveau envie de croire au bon monsieur barbu.

De plus, le réalisateur a fait le choix de revenir à des originaux, qui non seulement apporte son lot d’humour mais également un propos plus profond, ou du moins un propos soulevé qui mérite d’être remarqué. Si un détail sautera de suite aux yeux des plus petit.e.s (et des grand.e.s qui n’ont pas connaissance de l’histoire du papa Noël), c’est évidemment bien pensé de la part du cinéaste qui a revêtu un costume vert plutôt que rouge. En effet, subtile ou pas, Alain Chabat place une critique de la consommation excessive et du côté très commercial que Noël a, de plus en plus pris, au cours de ces dernières années. En choisissant un costume vert, il renoue avec la tradition qui n’est pas celle apportée par Coca-Cola qui, sur un coup marketing, a recolorée le costume du vieil homme en rouge.

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Par ailleurs, si les vannes se multiplient, il est important de soulever le fait que Santa & Cie est un film plein de bons sentiments qui cherche avant tout à réunir, dans son histoire comme en réalité, les personnes qui se sont éloignées durant l’année. Des valeurs universelles, bien souvent oubliées pendant cette folle période, que le film partage avec ces confrères américains, installés depuis bien longtemps dans nos listes annuelles. C’est grâce à tout ça: ses valeurs, ses messages et ses contributeur.rice.s que le nouveau long-métrage de réalisateur d’Astérix et Obélix: Mission Cléopâtre devient, dès son premier visionnage, un classique de Noël instantané.

Santa & Cie, au cinéma depuis le 6 décembre

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